Après avoir gagné consécutivement en Italie et en Azerbaïdjan, Max Verstappen est de retour aux avant-postes sur cette fin de saison 2025 de F1… Entre améliorations sur sa voiture, talent du pilote et adversaire sous pression : voici comment expliquer ce phénomène.
La saison 2025 de F1 promet du suspense jusqu’au bout, contrairement aux années précédentes où Max Verstappen avait l’habitude de plier le championnat à quelques manches du coup de sifflet final. Cette fois-ci, le sacre semblait promis à un pilote McLaren, entre Oscar Piastri et Lando Norris, mais les leaders du début de saison se voient rattrapés par le Néerlandais avec sa Red Bull, qui, avec un bel alignement des planètes, pourrait connaître un 5e sacre mondial consécutif…
Mais comment expliquer que beaucoup de suiveurs de la F1 commencent à croire en un exploit d’un pilote qui a compté jusqu’à plus de 100 points de retard sur Oscar Piastri, leader du championnat du monde depuis la 5e manche, en Arabie saoudite ?
Il reste le meilleur sur la grille
Tout d’abord parce qu’objectivement, Max Verstappen reste de très loin le meilleur pilote sur la grille de départ. Dès le début de saison, malgré une domination écrasante des McLaren, il était le seul pilote capable de contrarier les monoplaces orange, notamment lors du Grand Prix du Japon, 3e manche de la saison où il a signé la pole position et remporté la course, avec pourtant une Red Bull capricieuse. Le Néerlandais a commencé la saison avec une monoplace n’ayant presque pas évolué en comparaison de 2024, mais il parvenait à gagner, là où ses coéquipiers, Lawson puis Tsunoda, peinaient à atteindre le top 10. « Max Verstappen est l’un des plus grands pilotes de tous les temps. Il est peut-être même le plus grand pilote que nous ayons jamais vu », a assuré dans les colonnes de The Sun Jeremy Clarkson, célèbre présentateur de Top Gear de 1988 à 2015.
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Une recette miracle trouvée
Sauf que Red Bull n’a pas abdiqué cette saison et bien que des évolutions majeures sont à prévoir en 2026, l’écurie a continué à développer sa monoplace 2025 pour donner une machine digne de ce nom au champion du monde en titre. La solution miracle est trouvée avant le Grand Prix d’Italie, sur le plancher (côtés de la voiture). Une partie de la monoplace complètement redessinée, afin de mieux distribuer la pression et ainsi générer davantage de puissance. Résultat après ces modifications : Max Verstappen signe le tour le plus rapide de l’histoire de la F1 en qualifications à Monza (1’18’’792, 264,7 km/h de moyenne sur le tour), avant de boucler la course la plus rapide de l’histoire, le lendemain, s’imposant avec 20 secondes d’avance sur Lando Norris.
McLaren sous pression
Pendant ce temps, McLaren, habitué à voir seulement ses pilotes batailler pour la victoire, commence à montrer d’importants signes de fragilité. Lors des deux dernières courses, en Italie et en Azerbaïdjan, les mécaniciens de Lando Norris ont à chaque fois raté leurs arrêts au stand, faisant perdre de précieuses secondes. Oscar Piastri a lui connu un week-end chaotique à Bakou, semé d’erreurs grossières (crashes et faux départ).
D’autant plus que McLaren ne parvient pas à choisir un favori pour la course au titre et souhaite « une rivalité propre » entre Piastri et Norris, à l’image de la consigne d’équipe donnée en Italie, demandant à l’Australien de rendre la 2e place au Britannique, en raison d’un arrêt au stand raté. « Si Verstappen se rapproche de plus en plus, l’équipe doit commencer à favoriser Piastri, assure de son côté Jacques Villeneuve, consultant Canal+. En fait, Verstappen va encore augmenter la pression sur les deux pilotes McLaren. » Et peut-être à la fin réaliser l’un des plus grosses remontées du sport automobile…
2025-10-03T04:35:58Z