Pour la première fois depuis sa création en 1967, l'ASNL entame un Championnat de L2 avec le statut de promu, avant de se déplacer à Rodez, samedi (20 heures). Mais son entraîneur, Pablo Correa, se verrait bien bouleverser l'ordre établi.
Ne comptez pas sur Pablo Correa pour se gargariser du retour de l'ASNL en Ligue 2. « Je ne vais absolument pas avoir le comportement de quelqu'un qui dirait : "On entre un peu dans l'histoire de Nancy, on est montés", confirme le technicien revenu au chevet d'une équipe en perdition à l'automne 2023, alors avant-dernière de National. L'histoire de Nancy, ça a toujours été entre le haut de tableau de L2 et le bas de tableau de la L1. » L'anomalie, au regard de l'histoire du club, a tout simplement été réparée, selon le Franco-Uruguayen de 58 ans.
C'est donc « par le bas » que les Nancéiens vont commencer à écrire un nouveau chapitre. Celui qui les voit retrouver la Ligue 2 et donc le monde professionnel après trois saisons de ce qui a été considéré, en Lorraine, comme un purgatoire, grâce à leur titre de champion de National la saison dernière.
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Ce qui n'empêche pas leur entraîneur, « né dans la compétition », de nourrir des ambitions : « Je ne suis pas sûr qu'on puisse prétendre, avant de commencer, qu'on va jouer le haut de tableau. En revanche, je ne vais pas dire : "On va voir comment ça va se passer", non. Il faut rentrer dedans : nous avons nos qualités, nos défauts, le groupe n'est pas encore complet mais on doit se dire qu'il faut aller jouer ce Championnat avec toutes nos forces. Et on fera l'addition à la fin. »
Quand l'avion nancéien se sera posé à l'aéroport de Rodez, samedi, quand les joueurs seront dans le vestiaire, la consigne de Correa devrait être claire : « On va tenter d'enfoncer la porte, tout le temps. Parfois, on se coincera les doigts. S'il faut, on la prendra en pleine figure. Je sais qu'on perdra des matches, je n'ai pas la prétention de tous les gagner. Mais j'ai la prétention, oui, que le groupe ait cet état d'esprit, cette volonté de désorganiser ce qui est établi. »
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Une envie folle de chatouiller les gros, de les piquer, même, un peu, du côté des Chardons. « Si on veut exister, il faudra aller de l'avant, insiste l'homme aux 601 matches - dont 14 de Coupe de l'UEFA - sur le banc de l'ASNL. Je ne veux pas que mon équipe joue le rôle de figurant, qu'on se dise : "On s'est maintenus, c'est bien, quelle est la prochaine étape ? " L'étape, c'est de faire le meilleur Championnat possible. Pour moi, c'est comme ça qu'il faut voir l'avenir du club. »
Pas question, encore, d'imaginer revivre les heures glorieuses du club, celles qui ont fait vrombir Marcel-Picot de plaisir. Pas non plus de se projeter sur la Ligue 1, quittée pour la dernière fois en 2017. Pas encore. Il n'empêche que Correa ne veut pas se contenter du sort auxquels les promus, ces dernières années, ont été cantonnés.
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2025-08-09T04:42:30Z